Doctibike
E-Mobility, 2021

Leader français du reconditionnement de batteries pour vélos et trottinettes électriques, Doctibike a finalisé sa fusion avec GreenRiders Group au cours du mois de décembre 2021. 

L’équipe fondatrice, Anne-Sophie Caistiker et Pierre Fransico, après 9 mois de process ont choisi de s’adosser à un spécialiste des deux-roues électrique pour poursuivre le développement de Doctibike.

Au-delà du défi de ce double parcours, nous gardons le souvenir d’une belle aventure humaine, portée par la vision des dirigeants de Doctible d’une mobilité plus responsable !

Nombre d’employés

15

Durée de l’accompagnement

9 mois

Opération

Cession

Les mots de Doctibike

Pourquoi avoir fait appel à Further ?

Nous avons eu une première expérience de levée en 2017 durant laquelle nous avons été très peu accompagnés par notre conseil. On savait que cette nouvelle opération allait prendre du temps. Cette fois-ci, nous souhaitions trouver une banque d’affaires qui allait prendre en charge et rythmer le process afin que l’on puisse rester concentrés sur l’opérationnel.

Nous avons pris conseil auprès de notre réseau et le nom de Further est revenu à plusieurs reprises : par le bouche-à-oreille grâce aux opérations qu’ils avaient déjà faites dans la mobilité et par le fondateur du podcast Exitroots, Hugo le Houarner, qui nous a également redirigé vers Further.

Quand on veut faire une opération qui est aussi importante pour l’entreprise et pour soi, le choix du conseil est clé. Le premier rendez-vous dans les locaux de Further (sur le rooftop !) nous a fait nous décider. Further a été à l’écoute de notre projet et de notre vision. Il n’y avait pas de pression à réaliser une opération à tout prix avec un investisseur désigné. Ça nous a beaucoup rassuré. C’est aussi une histoire de feeling, on avait envie de travailler avec des gens que l’on apprécie et dont nous avons le sentiment qu’ils vont mettre les mains dans le cambouis.

Comment s’est passée votre opération ?

C’est une opération très « impactante » dans le quotidien. Même avec un conseil, ça prend du temps. Further nous a accompagné et challengé sur notre façon de travailler, notre structuration et notre projet. Ils se sont investis au-delà de l’opération en elle-même, pour que nous soyons préparés au mieux.

On a changé d’avis plusieurs fois au cours du process. Notre projet évoluait vraiment en fonction des échanges que nous avions avec les fonds et les industriels. On a mis beaucoup de temps à prendre notre décision car on avait reçu plusieurs propositions écrites intéressantes. C’est un problème de « riche » qui rendait le choix étonnement pas facile. L’entrepreneur incarne son entreprise, en particulier à ce stade de maturité, c’était en quelque sorte un choix de vie que nous allions faire.

A cette période, Further nous a beaucoup aidé à prendre du recul et comparer les offres dans leur ensemble. Il n’y a pas seulement la valorisation à prendre en compte : toutes les conditions de la transaction sont structurantes pour la suite.

Pour résumer, c’était une opération stressante avec beaucoup d’étapes, positives et négatives. Il y a aussi des périodes où l’on ne peut rien faire, il faut se résoudre à attendre que les parties prenantes avancent de leur côté. C’est une phase assez difficile à accepter en tant qu’entrepreneur car on veut toujours avancer.

Qu’avez-vous gagné à faire équipe avec Further ?

Nous avons gagné de l’expérience, notamment sur les sujets financiers. C’est une formation accélérée que l’on reçoit en parallèle du deal. On continue d’ailleurs à utiliser certains outils mis en place lors du process.

Further se positionne comme un partenaire de l’opération et devient presque un membre de l’entreprise. C’est le deal maker, qui est là pour aller au bout du projet de l’entrepreneur. Ils y passent d’ailleurs autant d’énergie que nous ! Leur engagement, c’est ce qui fait la spécificité et la fiabilité de cette équipe.

Enfin Further, nous a apporté ses connaissances du marché, son réseau et des éléments de comparaison essentiels pour comprendre les propositions reçues. Nous avons finalement fait l’opération avec Greenriders group.

Un conseil pour une entreprise de la même échelle qui souhaiterait réaliser la même opération ?

Ne jamais abandonner l’opérationnel. Pour qu’un deal fonctionne, il faut présenter tout le long du process (~9 mois) de bonnes performances commerciales et délivrer son BP. Il vaut mieux se focaliser sur les opérations et cibler les bons investisseurs que passer trop de temps en pitch avec un parterre d’interlocuteurs élargi.

C’est le second point : ne pas s’éparpiller. Les journées ne font que 24h ! Sans l’accompagnement de Further, on aurait certainement foncé tête baissée en essayant de parler à tout le monde. Vous êtes à cran pendant l’opération, sans avoir ni le recul ni l’expérience pour vous poser et vous concentrer sur l’essentiel, en privilégiant les bons interlocuteurs.

Dernier conseil, un peu tarte à la crème : prenez le temps de réfléchir à ce que vous voulez faire de votre vie et de votre entreprise. Personnellement, nous avons fini par comprendre que Doctibike avait besoin à cette étape d’un troisième entrepreneur passionné au-delà du financier pour aller chercher de nouveaux marchés.

Et la suite ?

La suite ? C’est notre quotidien actuel ! On est en train de mettre en place les synergies entre Doctibike et Greenriders Group pour continuer à faire grossir Doctibike au sein du groupe. On avance étape par étape car il y a beaucoup de choses à faire, d’abord le commercial puis les outils de gestion et la logistique.

Aujourd’hui notre travail a beaucoup évolué, on a pris des postes au sein du groupe (Anne-Sophie DG de Greenriders Group, Pierre DG filiale Doctibike ndlr) et on aborde notre développement avec beaucoup plus de sérénité, et les chiffres le montrent !

Notre prochain sujet sera l’international, avec l’ouverture du bureau en Allemagne puis bientôt en Hollande, Italie, Espagne, Suisse.

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